ASSOCIATION WOLVES 65
Lettre commune des démissionnaires
Le présent texte a pour objet, en partant du constat que deux groupes distincts se sont
constitués
parmi les membres de l'association, d'en rechercher les causes et de tenter de dégager des
solutions.
I – Les causes :
A- Le fonctionnement de l'association :
1- Les principes :
Le fonctionnement de l'association découle du principe de l'égalité de chacun de ses membres
(qu'il
soit membre du bureau ou non; le bureau ayant un rôle fonctionnel et non hiérarchique). Ce
principe
est clairement affirmé dans les textes qui constituent le droit des associations.
Il est d'abord rappelé que le fonctionnement courant de l'association (achat de petites
fournitures,
collecte des cotisations, tenue de la comptabilité, secrétariat et archives) est assuré par son
bureau
qui, de plus, doit sur les questions qui sortent de la gestion quotidienne (investissements,
actions
d'animations impliquant des partenaires extérieurs, changements du règlement, discipline
etc..),
faire des propositions soumises à l'ensemble des membres de l'association avant de les mettre
en
oeuvre.
2- La réalité actuelle :
a) la gestion du quotidien :
Des progrès notables ont été réalisés dans ce domaine avec la tenue d'un journal comptable. Et
l'on
peut considérer que la gestion courante de l'association est globalement satisfaisante sous réserve
de
la vérification de la qualité et de la disponibilité effective des comptes.
On peut noter cependant que la décision de la dernière AG de mettre à disposition des boissons
à
0, 50 euros tarde à être mise en oeuvre.
Par ailleurs, un cas inacceptable de discrimination (symptomatique de la division évoquée
en
préambule) dans l'attribution des boissons au bar de l'association s'est produit
récemment.
b) La gestion de l'exceptionnel :
C'est dans ce domaine que le fonctionnement actuel présente ses plus grandes faiblesses.
– Au sein du bureau de graves dissensions se sont fait jour entre nouveaux ( président,
vice
président et trésorier adjoint) et anciens membres; le problème de la légitimité des
anciens
membres est régulièrement évoqué par les nouveaux alors que ce débat ne peut avoir lieu au
sein du bureau; les membres du bureau ayant été désignés par l'AG, elle seule peut les
remettre en cause.
– Les décisions sont prises sans consultation préalable de l'ensemble des membres ( soirée
bière Juillan cas repris plus loin).
B- La participation de chacun des membres de l'association :
Elle est rendue difficile par le manque d'information et par le fait qu'elle n'est pas recherchée,
au
niveau de la prise de décision, par le bureau.
Nous avons constaté que la formulation d'opinions divergentes à celles du bureau ne sont pas
les
bienvenues et donnent lieu parfois, de manière parfaitement contraire à l'esprit d'une
association,
comme on a pu le constater plus haut au sein du bureau, à des tentatives de personnalisation
des
conflits (légitimité Martine, avis André PAGES sur le respect des valeurs de l'assoc.).
Cette absence de participation résulte de la volonté du bureau de piloter seul à la fois le quotidien
et
l'exceptionnel ce qui est contraire à la pratique et aux règles de fonctionnement de toute
association.
Au delà de l'aspect règlementaire, cette attitude ne peut être que préjudiciable à la fois à la
qualité
des décisions et à la cohérence du groupe.
Prenons le cas de la soirée bière du 23 juillet : toutes les décisions ont été prises de
manière
centralisées sans concertation de l'ensemble ce qui a entrainé :
– de l'argent commun engagé, sans le consentement de tous « à fonds perdus » pour le
paiement de l'orchestre alors qu'aucune source de bénéfices n' était attendue en
compensation;
– des lacunes d'organisation qui auraient pu améliorer la qualité de la soirée ( pot
d'accueil,
organisation de la restauration);
– un départ massif de motos lorsqu'ils on vu qu'il n'était pas possible de se restaurer
sur
place (il y a de fortes chances pour que ceux là ne reviennent pas de si tôt à une soirée
« Wolves »;
– une frustration des membres de l'association qui n'ont pas été associés à l'organisation
et
qui ont le sentiment qu'ils auraient pu améliorer les choses.
Cette affaire illustre bien les pratiques actuelles; voilà une idée, pas mauvaise au départ, qui
se
transforme en échec car on n'a pas voulu tirer profit du potentiel d'expérience que
constitue
l'ensemble du groupe.
II Recherche de solutions
De tout ce qui précède il ressort que la scission observée au sein du bureau, entre les
nouveaux
arrivants et les autres, s'est transposée peu à peu à l'ensemble des membres de
l'association.
Manque de conscience, de capacité d'introspection ou volonté délibérée? Force est de constater
que
rien n'a été fait par le bureau pour empêcher ce phénomène de se propager.
Les AG demandées par les uns et les autres au président pour tenter de traiter le problème, n'ont
pas
été entendues en accord avec sa volonté de s'opposer à un débat ouvert et démocratique.
Le cas « Fufu » traité de manière partiale, sans considération aucune pour la légitimité de
sa
protestation, révèle la crispation des positions des nouveaux membres du bureau.
Au point où nous en sommes, les groupes constitués s'étant cristallisés, le phénomène a atteint
un
point de non retour et il ne paraît plus possible de gérer de manière satisfaisante notre
association.
En effet, même dans l'hypothèse d'un changement de bureau, on voit mal comment le nouveau
bureau pourrait rassembler deux groupes aussi radicalisés.
Il semble donc malheureusement, pour ses membres fondateurs, qui ne pouvaient prévoir de
telles
dérives, que l'éclatement de l'association soit devenu inévitable.
Le 15 septembre 2011
Les démissionnaires